”Sangre en mis zapatos y una mente turbia” 2003

“Sang sur mes chaussures et un esprit troublé” 2003

 

Huit fois ”le personnage troublé” + les autoportraits des deux artistes en dialogue. Matériel principal; bois, papier mâchée, son, mouvement et ambiance audiovisuel.
Sons intégrés et installation sonore de 35:07 min. par; Juan Sebastián Barrado
Musée Provincial de Beaux Arts “Emilio Caraffa”, Córdoba, Argentine, 2003

 

3,1

 

Sang sur mes chaussures et un esprit troublé” *

 

Il semble que les grands dirigeants du monde (tyrans, dictateurs, visages d’un système d’oppression), des personnes horribles dans beaucoup de ceux qui rejoingnent des événements tragiques de l’histoire passée et présente, des gens qui par leur ambition démesurée ils se trouvent aveugles à l’évident, il ne se donne pas la possibilité d’établir un jugement interne aux actes abjects et méprisables qu’ils commettent et dont la portée ils ne font pas semblant d’avoir une conscience.

Je me sens blasé et faible, impuissant en face de la prépotence dans n’importe laquelle de ses manifestations. Cependant je ne relâche pas l’effort.

L’oeuvre vise à montrer à travers de huit figures avec son, mouvement et ambiance audiovisuel, une série d’instantanées prises à l’un de ces personnages dans des moments que les distractions ne l’atteignent pas, dans un espace quotidien, on dirait, passif.

Il est étourdi et avec un sentiment très très obscur sur sa conscience et qui ne veut pas (ou au mieux, il ne peut pas) reconnaître.

C’est peut-être un grand désir, une projection de mes illusions, alors je sais qu’il peut s’avérer naïf, créer que des types comme ceux-ci arrivent un jour à entrer dans l’état dans lequel aujourd’hui je les montre, mais je veux créer qui au moins dans son lit de mort ce n’est pas la tranquillité et la paix intérieure qui les accompagne.

 

2003, Juan Sebastián Barrado et Maartje Middel

 

2,2

 

sangre en mis zapatos y una mente turbia (1)

 

sangre en mis zapatos y una mente turbia (3)

 

*(texte original en Espagnol)

”Sangre en mis zapatos y una mente turbia.”

 

Parece que los grandes ”lideres” del mundo (tiranos, dictadores, caras de un sistema de opresión), horribles personas en muchas de los cuales se centran trágicos acontecimientos de la historia pasada y presente, gente que por su ambición desmedida se encuentra ciega a lo evidente, no se da la posibilidad de establecer un juicio interno a los actos abyectos y despreciables que cometen y de cuyo alcance no aparentan tener conciencia.

Me siento hastiado y débil, impotente frente a la prepotencia en cualquiera de sus manifestaciones. Sin embargo no decaigo en el esfuerzo.

En este obra se intenta mostrar a través de ocho figuras con sonido, movimiento y ambientación audiovisual, una serie de instantáneas tomadas a uno de estos personajes en momentos en que las destracciones no le alcanzan, en un espacio cotidiano, diriamos, pasivo. Está aturdido y con un sentimiento oscurisimo sobre su conciencia y que no quiere (o en el mejor de los casos, no puede) reconocer.

Es quizá un anhelo, una proyección de mis ilusiones, pues sé que puede resultar ingenuo créer que tipos como estos llegan alguna vez a entrar en el estado en que hoy los muestro, pero quiero créer que al menos en su lecho de muerte no es la tranquilidad ni la paz interior quien los acompaña.

 

2003, Juan Sebastián Barrado y Maartje Middel

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